Rencontre avec Elsa Dorlin, philosophe

Nous avons le grand plaisir d’accueillir la philosophe Elsa Dorlin pour la présentation de “Feu ! Abécédaire des féminismes présents”, publié aux éditions Libertalia, ouvrage qu’elle a coordonné.
La présentation sera co-animée avec Alexandra, Anaïs et Julia.
Venez nombreuses et nombreux pour discuter autour de ce livre qui regorge de références utiles !

La rencontre est en accès libre. Rendez-vous à la librairie jeudi 17 novembre à 18h30.

Feu ! Abécédaire des féminismes présents

Ce livre fonctionne comme un abécédaire, un manuel, une boîte à outils, un dictionnaire amoureux, dans lequel échanger des idées, affûter des armes, écouter des voix, partager des expériences et des pratiques, vibrer pour des luttes présentes. Il s’adresse à tous·tes : il contient à la fois des ressources et foisonne de références utiles, de notions, mais il est fabriqué par des plumes et des voix, des points de vue situés sur des retours d’expériences collectives, des itinéraires politiques et intimes, des réflexions et des rétrospections sur des parcours, des engagements, des révoltes et des espoirs. En pluralisant les styles, en se situant à la fois du côté de la théorie et de la pratique, de la création, des écritures au “nous” et au “je”, il témoigne de la force d’une approche féministe de l’histoire intellectuelle et politique, mais aussi d’une histoire populaire des féminismes.
Il est dédié à toutes les résistantes anonymes au quotidien des violences les plus crasses…

Elsa Dorlin

Philosophe, professeure de philosophie contemporaine à l’université de Toulouse Jean Jaurès, Elsa Dorlin travaille depuis vingt ans une autre histoire des corps à travers la généalogie des rapports de pouvoir modernes.

Elle a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2009 pour ses recherches en philosophie et épistémologie féministes. Elle a été professeure invitée à l’université de Berkeley en Californie (2010-2011), Fellow au Columbia Institute for Ideas & Imagination en 2018-2019, et résidente à la Fondation Camargo (2020-2021).
Poursuivant sa réflexion sur la complexité des mécaniques de la domination, du sexisme, du racisme et du capitalisme, sa pensée se tient au plus près des résistances saisies à l’échelle de la chair, des muscles et des sens.

Elle a notamment publié :
– La Matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française, éd. de la Découverte
– Sexe, genre et sexualités. Introduction à la théorie féministe, éd. PUF
– Sexe, race, classe. Pour une épistémologie de la domination, éd. PUF
– Se défendre, une philosophie de la violence, éd. de la Découverte

Les auteur·ices qui ont contribué à l’ouvrage

Catherine Achin, Julia Arnaud, Myriam Bahaffou, Alexandre Baril, Geneviève Bernanos, Nesrine Bessaïh, Charlotte Bienaimé, Anaïs Bohuon, Nedjma Bouakra, Anaïs Bourdet, Sarah Bracke, Florys Castan-Vicente, Cécil Chaignot, Roxanne Chinikar, Anina Ciuciu, Collectif des colleuses de Marseille, Anne Crignon, Leyla Dakhli, Wendy Delorme, Rokhaya Diallo, Mounia El Kotni, Karine Espineira, Habitantes de la ZAD, Lise Foisneau, Veronica Gago, Édith Gaillard, Mélina Germes, Bettina Ghio, Annabel Guérédrat, Beritan Güney, Nabila O. Hamici, Adèle Haenel, Mila Ivanovic, Tiziri Kandi, Hanane Karimi, Cécile Kiefer, Aurélie Knüfer, Manon Labry, Marie Loison-Leruste, Camille Louis, Daria Marx, Mélusine, Stéphanie Melyon-Reinette, Morgane Merteuil, Rosa Moussaoui, Delphine Naudier, No Anger, Fania Noël, Veronica Noseda, Émilie Notéris, Nur Noukhkhaly, Fatima Ouassak, Ovidie, Gwénaëlle Perrier, Axelle Playoust-Braure, Mathilde Poirier, Valérie Rey-Robert, Kira Ribeiro, Gwenola Ricordeau, Rosa Rosana Rodriguez, Anne Schmitt, Fanny Taillandier, Élise Thiébaut, Albertine Thunier, Assa Traoré, Underthndr, Kanelle Valton, Gisèle Vienne

Revue de presse

Publié dans Télérama, 24 novembre 2021 :

« Mettre devant les yeux de tous des objets politiques cachés, masqués, enfermés dans les maisons ou les institutions : la violence conjugale, la sexualité, les corps torturés, les souffrances silencieuses des avortements […], des asservissements et des harcèlements quotidiens. » Extraits du texte « Révoltées-Révolutionnaires », signé par l’historienne spécialiste du Moyen-Orient, Leyla Dakhli, ces mots brûlants traduisent toute l’effervescence militante de cet Abécédaire des féminismes présents, coordonné par la philosophe Elsa Dorlin. Celle-ci a réuni une soixantaine d’autrices, issues d’horizons très divers, passant du « nous » au « je », du témoignage à la théorie, de l’autodéfense à la solidarité, de la survie à la joie, mais se montrant toutes aussi décidées, à partir de leurs vies féministes, à « puiser dans la rage pour inventer d’autres imaginaires, d’autres gestes, d’autres idées, d’autres affects, d’autres armes ». Et alimenter ainsi une histoire populaire du féminisme de ces vingt dernières années, dont elles se veulent « les ouvrières et les combattantes, les relais et le chœur, les scribes et les conteuses ».Polyphonie. Ainsi, Ovidie traite de l’« Éducation sexuelle » ; Valérie Rey-Robert de la « Culture du viol » ; Anaïs Bourdet de la « Fatigue » ; Mélina Germes des « Handies-féminismes » ; Rosa Moussaoui de l’« Internationalisme » ; Anaïs Bohuon, Florys Castan-Vicente et Anne Schmitt du « Football : dégommer les normes » ; Fatima Ouassak des « Mères » ; Daria Marx de « Genre “Mon genre, c’est grosse” », etc.
À la lettre F s’illumine le titre de l’ouvrage : Feu ! Une magnifique entrée, très emblématique du projet, rédigée par l’actrice Adèle Haenel, qui revient sur son histoire, son agression et sa prise de parole, génératrice d’un séisme dans le sillage de #MeToo : « Je survivais en marge de moi-même en essayant de faire le moins de bruit possible. Non seulement les récits du patriarcat structurent le sens du monde, mais en plus ils te font advenir comme personnage qui valide ces récits. […] Non seulement je devais me taire, mais j’avais même à charge qu’on ne découvre pas mon histoire, ma sale histoire. Que le silence soit propre. » Alors feu ! Et pas de fumée sans femmes. Juliette Cerf

Le monde des livres :

https://www.lemonde.fr/livres/article/2021/11/11/feu-coordonne-par-elsa-dorlin-un-dictionnaire-des-feminismes-pluriels_6101715_3260.html

Rencontre-apéro avec Colin Niel

Venez rencontrer Colin Niel autour d’un verre à la librairie. L’auteur viendra nous présenter “Darwyne”, un roman noir pour lequel nous avons eu un coup de tracteur ! Mêlant fantastique, noirceur, instantané sociétal, “Darwyne” nous entraîne dans les profondeurs de l’Amazonie.
L’entrée est gratuite mais il est conseillé de réserver. 🙂

Colin Niel

Colin Niel est l’une des grandes voix de la littérature d’aujourd’hui. Il a reçu de très nombreux prix littéraires et son œuvre est éditée aux Éditions du Rouergue. Sa série guyanaise multiprimée : Les Hamacs de carton, Ce qui reste en forêt, Obia et Sur le ciel effondré (2018) met en scène le personnage d’André Anato, un gendarme à la recherche de ses origines guyanaises.
En 2017, il publie Seules les bêtes qui sera adapté au cinéma par Dominik Moll.
En 2019, en collaboration avec le photographe Karl Joseph, paraît un album : La Guyane du capitaine Anato.
En 2020 est publié Entre fauves, lauréat de nombreux prix, dont celui des libraires francophones Libr’à nous.
En 2022 paraît son nouveau roman, Darwyne.

Darwyne

Darwyne Massily, un garçon de dix ans, légèrement handicapé, vit à Bois Sec, un bidonville gagné sur la jungle infinie. Et le centre de sa vie, c’est sa mère Yolanda, une femme qui ne ressemble à nulle autre, bien plus belle, bien plus forte, bien plus courageuse. Mais c’est compter sans les beaux-pères qui viennent régulièrement s’installer dans le petit carbet en lisière de forêt. Justement, un nouvel homme entre dans la vie de sa mère : Jhonson, un vrai géant celui-là. Et au même moment surgit Mathurine, une employée de la protection de l’enfance. On lui a confié un signalement concernant le garçon….
Dans ce roman où se déploie magistralement sa plume expressive, Colin Niel nous emporte vers l’Amazonie, territoire d’une puissance fantasmagorique qui n’a livré qu’une part infime de ses mystères. Darwyne, l’enfant contrefait prêt à tout pour que sa mère l’aime, s’y est trouvé un refuge contre le peuple des hommes ; ceux qui le voudraient à leur image.

Ses livres

Exceptionnel, rencontre avec Benoît Philippon

Jeudi 6 octobre à 18h30 à la librairie

Benoît Philippon nous avait ému et fait rire avec Berthe, l’héroïne féministe de “Mamie Luger” qui, à 102 ans, ne s’en laissait pas compter par le premier commissaire venu. Autant dire qu’on piaffait d’impatience de lire “Petiote” ! Pari réussi, dans ce troisième polar où l’auteur réaffirme son talent en nous immergeant dans une aventure où les paumés ont une place cruciale et attendrissante. Un coup de tracteur ! Et quelle joie, Benoît Philippon a accepté notre invitation. Réservez vite la date du 6 octobre !

En bonus, nous vous proposons un petit jeu : habillez-vous avec une belle blouse de mamie pour la rencontre. Parmi les participant.e.s, un tirage au sort permettra de gagner un livre “Petiote”. Allez, zou, à vos armoires…

Petiote ou l’histoire d’un loser qui n’a plus rien à perdre

Pour récupérer la garde de sa fille, Gus, un père au bout du rouleau, se lance dans une prise d’otages dans l’hôtel de naufragés où il vit. Sa revendication ? Un Boeing pour fuir au Venezuela avec Émilie, sa petiote.

Pour ce plan foireux, Gus s’allie à Cerise, une prostituée à perruque mauve. À eux deux, ils séquestrent les habitants déglingués et folkloriques de cet hôtel miteux : George, le tenancier, Boudu, un SDF sauvé des eaux, Fatou, une migrante enceinte, Gwen et Dany, un couple illégitime enregistré incognito, Hubert, un livreur Uber jamaïcain, mais aussi Sergueï, un marchand d’armes serbe. Et bien sûr, Émilie, son ado rebelle de quatorze ans.

La capitaine de police Mia Balcerzak est la négociatrice de cette cellule de crise. Crise familiale, crise de la quarantaine, crise sociale, crises de nerfs… quoi qu’il arrive, crise explosive !

“Petiote” de Benoît Philippon, éd. Les Arènes, 19,90€

Benoît Philippon

Né en 1976, Benoît Philippon est un écrivain, réalisateur et scénariste.

Bennoît Philippon a grandi en Côte d’Ivoire, aux Antilles, puis entre la France et le Canada. Scénariste puis réalisateur pour le cinéma, en 2016, il écrit son premier roman “Cabossé” (Série Noire, Gallimard). En 2018, il publie aux éditions Les Arènes “Mamie Luger”, suivi de “Joueuse” en 2020. Avec “Petiote” il confirme son talent d’auteur de romans noirs et déjantés.

Parmi ses livres

Les éditions Les Arènes

https://arenes.fr/

Rencontre avec François-Henri Soulié

Jeudi 8/09 à 18h30

Vous “mourez” d’envie de connaître la suite de “Magnificat” ? Alors, précipitez-vous sur “Requiem”. Et surtout, réservez la date 8 septembre pour rencontrer François-Henri Soulié. Avec la verve qui est la sienne, il nous présentera (sans trop en dévoiler) la trame de son nouveau roman et il lira également des passages de son livre. Bref, notez la date du 8 septembre ! 🙂

Requiem

Cathares, Croisés, espions, troubadours : le temps du requiem est-il venu pour le pays d’Oc ?
Occitanie. 1210. Au bord d’une rivière, on découvre le corps d’une femme sauvagement assassinée. La victime : une des prostituées qui suivent l’armée en campagne. Bientôt, un autre cadavre émasculé est découvert : c’est un Croisé. Le Diable est-il l’instigateur de ces crimes ?
Tandis que les barons du Nord déchaînent leur foudre sur les villes du Sud, se peut-il que la folie de leur chef, Simon de Montfort, ait gagné le cœur de ses troupes ?
Face à lui, Raimon de Termes tente de résister et s’apprête à tenir le siège héroïque de sa citadelle.
Et dans cette tempête de haine et de violence, une mystérieuse femme accompagnée d’un cerf semble détenir les clés d’une harmonie que tous ont oubliée depuis bien longtemps. Mais peut-il exister, au cœur de l’Enfer, une place pour le Paradis ?

“Requiem” de F.-H. Soulié, éd. 10/18, 468 pages, 16,90€

François-Henri Soulié

François-Henri Soulié est un homme de théâtre aux multiples casquettes : écrivain, comédien, marionnettiste, scénographe, metteur en scène et scénariste. Il a reçu le Prix du premier roman du festival de Beaune en 2016 pour Il n’y a pas de passé simple, paru aux Éditions du Masque. Ce livre a inauguré la série des « Aventures de Skander Corsaro ».
François-Henri Soulié est l’auteur chez 10/18 d’une trilogie écrite à quatre mains avec Thierry Bourcy, qui nous fait voyager à travers l’Europe du début du XVIIe siècle : Le Songe de l’astronome, La Conspiration du Globe et Ils ont tué Ravaillac.
Angélus, premier volume de la série « Occitania », est lauréat du Prix France Bleu – Grands Détectives et du prix Historia. Magnificat en est le deuxième volume.