Les Belles Lectures

Samedi 30 mars à 16h30, par Henry Thiel

Les Belles Lectures, ce sont des histoires racontées à partir d’albums sélectionnés par Henry dans la librairie…

L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles.

A partir de 4 ans.

Soirée poésie avec les éditions Les Autanes

Vendredi 29 mars à 19h à la librairie

Les éditions Les Autanes ont récemment publié deux ouvrages de poésie mettant en valeur Lilette et Jean Malrieu.

Nous vous proposons une soirée conviviale pour découvrir ces deux livres présentés par Luce Van Torre, éditrice. Des extraits seront lus, ponctués d’air de jazz joués par deux jeunes musiciens Ismaël (guitare) et Arthur (saxophone alto).

Nous terminerons la soirée par un verre de l’amitié. L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles.

Lilette Malrieu

Jean Malrieu est connu en tant que poète d’œuvres majeures et son travail fut récompensé par des prix prestigieux (Prix Apollinaire, Prix Artaud).  Mais ce qui fut oublié, c’est que Lilette créa également une œuvre poétique. Dès 1939, et tout particulièrement dans les années 1950, elle écrivit des poèmes, entraînée, soutenue, conseillée par Jean. Et elle fut publiée dans la revue marseillaise Les Cahiers du Sud, au côté de grands poètes et écrivains de cette époque.

Marie-Thérèse Brousse, jeune violoniste de 22 ans, rencontre, au printemps 1934, le poète Jean Malrieu. Elle devient dès cette date « Lilette » sa compagne, son inspiratrice. Elle appartient à une famille de la petite bourgeoisie du sud-ouest (Figeac et Montauban) et reçoit une éducation conforme à son milieu, apprend le violon et l’enseigne. Sa rencontre avec Jean Malrieu, d’origine montalbanaise, va profondément bouleverser le cours prévisible de sa vie. Elle devient sa femme en 1938. Leur fils, Pierre, naît en 1943. Une vie commune qui se déroule essentiellement à Montauban, à Marseille et enfin, dans le Tarn, à Penne-du-Tarn puis à Bruniquel. Elle s’interrompt en 1976 à la mort brutale de Jean Malrieu.

Des inédits de Jean Malrieu

L’œuvre poétique de Jean Malrieu (1915-1976) a fait l’objet de multiples publications.  Mais de nombreux écrits, relevant d’autres genres littéraires que la poésie sont encore inédits, présentant pourtant un intérêt certain pour la connaissance du poète. Ces carnets de guerre en sont un bon exemple. Ils ont été écrits par Jean Malrieu de septembre 1939 à août 1940, durant sa mobilisation sur le front de l’Est, pendant la seconde guerre mondiale.

Jean va décrire au jour le jour, durant ces douze mois, le quotidien des soldats de sa compagnie. Il nomme les différentes villes par lesquelles passe l’armée, décrit les paysages, dresse des portraits des habitants rencontrés, mais aussi de ses compagnons d’arme. À travers ses écrits se découvrent les conditions de vie surprenantes des soldats mais aussi les faiblesses, les dysfonctionnements et les incohérences de l’armée française elle-même qui vont conduire à la débâcle et à l’occupation d’une partie du territoire par l’armée allemande en 1940 puis en totalité en 1942. À travers ces récits, Jean Malrieu se dévoile aussi. Il reconnait volontiers, avec joie dit-il, que cette vie particulière dans cette communauté d’hommes qui affronte la peur, la violence, la mort, l’a transformé. Il y a trouvé sa place, jouant souvent le rôle de boute-en-train, se surprenant lui-même d’être jovial et de devenir sociable. Se mélangent à la simple relation du quotidien, des poèmes, des extraits d’un roman qu’il entreprend d’écrire, des lettres envoyées à son épouse Lilette, des bulletins de renseignements de l’État-Major. Tout cela dans une écriture alerte qui fait la part belle aux dialogues.

Rencontre avec Franck Bouysse

Nous sommes ravies d’accueillir Franck Bouysse pour son dernier livre publié aux éditions La Manufacture de LivresNé d’aucune femme“.

Un livre qui vous laissera pantelant…

La rencontre aura lieu jeudi 18 avril à 19h à la librairie. Elle sera suivie d’un verre de l’amitié.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Né d’aucune femme

” Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile.
— Et alors, qu’y-a-t-il d’extraordinaire à cela ? demandai-je.
— Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
— De quoi parlez-vous ?
— Les cahiers… Ceux de Rose.”
Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse nous offre avec Né d’aucune femme la plus vibrante de ses œuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l’âme humaine…

Franck Bouysse

Franck Bouysse est né en 1965 et partage sa vie entre Limoges et sa Corrèze natale. Il est lauréat de plus de dix prix littéraires.

Franck Bouysse, photo Pierre Demarty

Son écriture penche vers le polar ou le roman noir. Avec “Né d’aucune femme”, roman choral, il transcende les genres.

En savoir plus…

La Grande Librairie

Le Monde

Actualitté

Télérama

Le JDD

Conte gourmand et lecture

Mercredi 6 mars à 15h30 par Evelyne Delmon Le Loc’h

Après un conte gourmand, Evelyne Delmon Le Loc’h nous lit son livre “Boule d’amour”, un livre jeunesse, publié aux éditions Rêve d’enfant.

Entrée libre, dans la limite des places disponible, pour les enfants à partir de 3 ans.

L’auteure Evelyne Delmon Le Loc’h

Passionnée par les mots depuis l’enfance, Evelyne Delmon-Le Loc’h (Evatika TisseuseDeContes) est devenue conteuse, “écriveuse” comme elle dit, et écrit comme le vent dépose les feuilles sur les sentiers… tout naturellement. Elle joue avec les mots comme le souffle du vent danse avec les feuilles en les faisant virevolter dans l’air du temps.    « Une pièce sans livre, c’est comme un corps sans âme » disait Cicéron.  Une phrase qui a marqué notre conteuse et qui l’a aidée à franchir le pas de la publication et ainsi offrir à ses premiers spectateurs des textes sensibles au décor magique.

Boule d’amour

Macha la Boule était une petite boule de pétanque très colorée avec laquelle les enfants auraient dû s’amuser toute la journée, pourtant… Macha restait seule.
Elle avait l’impression que les autres ne l’aimaient pas
sans savoir vraiment pourquoi. Personne ne le lui avait dit, seulement, elle le croyait.

L’illustratrice Sandra Garcia

Originaire de Lyon et amoureuse de cette ville, truffée d’histoire et d’art. Passionnée par le dessin et la peinture. “J’ai étudié dans une école de renom de ma région l’illustration, la bande dessinée et le dessin animé. C’est ainsi que j’exerce aujourd’hui le métier d’illustratrice. J’espère au travers de mes dessins, permettre aux plus grands de retrouver leur âme d’enfant et aux plus petits, de rêver….le temps d’une histoire.”


Rencontre avec la designeuse Iris Soleil

Rencontre avec Iris Soleil vendredi 22 février à 18h30

Quand Iris Soleil (quel joli nom!) est venue nous rencontrer au Tracteur Savant, nous avons pris le temps de l’écouter sans trop comprendre quel pourrait être notre rôle…

Au fil de la discussion, il s’avérait évident que des liens se tissaient entre cette jeune designeuse et Le Tracteur Savant (au passage, librairie essentiellement meublée en mobilier de récupération issu de recycleries…) : une vision humaine du monde, le désir d’être acteur d’un territoire, le souhait de privilégier l’échange à l’objet.

Iris viendra nous présenter une partie des objets réalisés (des tabourets en livres) qui seront en vente à la librairie et nous présenter son projet. Vendredi 22 février à 18h30 à la librairie. Après, on boit un coup et on cause. 😉

Quel est le projet d’Iris Soleil ?

Son projet est né de rencontres, de discussions et d’échanges.

Trois étapes
“Une première étape a consisté à collecter des matériaux et du mobilier à la Recyclerie de Caussade pour créer assises et tables, ainsi que les accessoires nécessaires à l’organisation d’un repas. Une partie de la découpe du bois a été réalisée au Fablab grâce à une fraiseuse à commande numérique. La deuxième étape a consisté en un repas organisé dans le cadre de l’assemblée générale de la Recyclerie, un moment pour célébrer la réussite d’un travail collaboratif. La dernière étape est consacrée à l’exposition itinérante sur des lieux culturels locaux.” explique Iris.

Les acteurs

La recyclerie I.D.D.E.E.S travaille à l’insertion d’un public en difficulté sociale et éloigné de l’emploi, dans le cadre d’actions en lien avec l’environnement, la réutilisation, le réemploi et la vente d’objets d’occasion.

Le Fablab de Caylus, de par sa labellisation “artisan du numérique” et son lien avec la chambre des métiers et de l’artisanat, est un lieu de rencontre et de partage de savoir-faire qui vont au-delà de l’aspect numérique et technologique.

Que voir derrière ces objets, ce mobilier ?

Les réalisations ont pour but de valoriser l’humain, la matière et l’importance du faire ensemble. La récupération et la sélection d’objets, devenant le composant essentiel permettant le voyage, l’échange et les rencontres. Des objets à conversation mettent en avant la quantité de ressources disponibles, le faire et le geste.

“C’est l’observation, le regard et l’analyse d’un contexte qui font le design. Comprendre comment se fait la chaise, c’est comprendre le monde” raconte Iris.

La technique, les formes, la parole, le geste, la matière, tout participe à se faire ensemble, avec les qualités, les défauts, les particularités qu’impliquent l’insertion professionnelle, le milieu associatif et la récupération.

Les objets choisis pour réaliser ces assemblages, sont dus à la quantité disponible en flux quasi continu mais également à leur fort impact visuel et symbolique. Extincteurs, déambulateurs, livres devenus inutilisables, ils bousculent, interrogent pour venir provoquer la conversation.

Il s’agit, grâce à ce mobilier de rendre visible l’invisible, la collaboration de tous ces jours passés à échanger et à construire.

En fait, ce projet est né des différentes rencontres faites sur un territoire. Sont parties prenantes de cette aventure humaine : la Recyclerie I.D.D.E.E.S de Caussade, le Fab-Lab de Caylus, les Jardins de Montauban et le Tracteur Savant.

“Les acteurs ont été sélectionnés pour leur action de valorisation de la ruralité, de l’humain, des savoirs-faire, de la matière ainsi que leur engagement sur ce qui s’apparente, pour moi à ce que j’appelle le “tendre” dans mon mémoire. On peut dire qu’il s’agit de design tendre, car il s’agit de l’humain, de l’utilité non matérielle de l’outil.” (Iris Soleil)

Qui est Iris Soleil ?

Diplômée de l’École supérieure d’art et de design de Reims, Iris Soleil est une jeune Nègrepelissienne de 24 ans.

Son Master 2 en design d’objet et d’espace a vu son projet de fin d’année couronné par le projet au sein de l’association d’insertion Iddees à Caussade.

En savoir plus

https://www.alterechos.be/olivier-gilson-le-design-social-pas-la-pour-faire-du-beau-mais-pour-faire-du-juste/

http://esad-reims.fr/dnsep-design-objet-espace-2018-iris-soleil/

Rencontre autour du livre “AZF/Total, responsable et coupable”

La rencontre a lieu à La Cheminée à Septfonds, vendredi 8 février à 19h

en présence d’Armand Cassé, de Serge Baggi, d’Alain Marcom et de Philippe Saunier

En partenariat avec J.A.D.E.S, nous vous proposons de découvrir l’ouvrage “AZF/Total, responsable et coupable – Histoires d’un combat collectif”, aux  éditions Syllepse.

L’entrée est libre dans la limite des places disponibles et sera suivie d’une auberge espagnole.

Le sujet du livre

L’explosion de l’usine AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, a été l’accident industriel le plus dramatique depuis l’après-guerre en France, faisant 31 morts et plus de 22000 blessés.

Ce livre a été écrit à la suite du jugement du 31 octobre 2017 de la cour d’appel de Paris qui a condamné l’entreprise et son directeur pour manquements à leurs obligations de sécurité, après seize ans de procédures et de manœuvres. Il revient sur les causes de l’explosion, expose la complète responsabilité de l’industriel et témoigne du long combat des victimes pour que cette responsabilité soit reconnue.

Ce livre est le fruit de la volonté commune de quatorze acteurs qui se sont associés pour le concevoir et le rédiger. Ces acteurs, qui n’avaient pas tous vocation à se connaître et à travailler ensemble, se sont rencontrés et rapprochés dans les salles d’audience lors des procès successifs. Ce sont des victimes de l’explosion et des sinistrés devenus militants associatifs, des représentants des salariés, des avocats de parties civiles, des syndicalistes, des chercheurs et des experts en santé/sécurité au travail. Tous ont apporté leur contribution à cet ouvrage à partir de leur expérience et de leur compétence dans leurs domaines respectifs.

Avec pour seule ambition d’éviter qu’un autre AZF ne se produise demain.

Table des matières

  • Une explosion dévastatrice pour les hommes et l’environnement
  • La vie dans l’usine, avant et après
  • L’instrumentalisation des salariés
  • L’enquête du Comité hygiène et sécurité-Conditions de travail (CHSCT) face à une opacité bien organisée
  • Des causes immédiates aux causes fondamentales
  • L’incompatibilité entre les produits : un risque négligé puis occulté
  • Fausses pistes et vraie intox
  • La plainte pour entrave à la justice, un parcours du combattant
  • L’action de l’association des sinistrés du 21 septembre
  • La prise en compte des enjeux par les organisations syndicales
  • Les parties civiles et leurs avocats dans la procédure pénale
  • Les manquements du contrôle de l’État
  • Les évolutions politiques et réglementaires depuis l’accident
  • Reconnaître les crimes industriels, un difficile apprentissage
  • Historique de l’usine et chronologie des faits

Les auteur·es

  • Annie Thébaud-Mony : Directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
  • Hubert Dandine : Élu du personnel dans l’usine voisine, la SNPE.
  • Armand Cassé : Secrétaire du comité d’établissement.
  • Christine Poupin : Secrétaire du CHSCT de l’usine Grande Paroisse (Rouen).
  • Serge Baggi : Rapporteur de la commission d’enquête du CHSCT.
  • Rémy Jean : Expert en santé et sécurité au travail.
  • Philippe Saunier : Syndicaliste chez Total.
  • Gérard Ratier : Président de l’Association des familles endeuillées.
  • Pauline Miranda : Présidente de l’Association des sinistrés du 21 septembre
  • Pascal Tailleux : Membre de la fédération CGT des industries chimiques.
  • Stella Bisseuil et Jean-Paul Teissonnière : Avocats de parties civiles.
  • Alain Marcom : Sinistré, membre de l’Association « Plus jamais ça ».
  • Marcel Croquefer : Membre du Conseil supérieur des installations classées.

L’adresse de La Cheminée

  • Association JADES – La Cheminée – 1, bd des Mourgues – 82240 Septfonds

Rencontre avec la poétesse Valérie Rinaldo

Mise en voix de “Palimpseste” vendredi 1er février à 18h45

Valérie Rinaldo vient nous présenter le 1er février son recueil “Palimpseste” sous la forme d’une lecture par l’auteure, accompagnée de percussion et de chant.

La présentation sera suivie d’un verre de l’amitié pour échanger avec l’artiste et entre vous !

 

Palimpseste

Ce recueil de poèmes édité aux éditions Terre de ciel, s’apparente à un récit poétique qui retranscrit une parole intime. L’auteure part à la recherche de ses racines mais effectue surtout un voyage introspectif.

Le livre est illustré par les toiles de Ginette Adamson. Ces regards croisés entre peinture et poésie permettent au lecteur de faire l’articulation entre ces modes d’expression.

 

Valérie Rinaldo

Valérie Rinaldo est passionnée de poésie. Elle est l’auteure de “Poèmes à Camille Claudel”, “Les frontières du silence” et “Palimpseste”.

Elle a grandi dans le Gers sans jamais oublier ses racines haïtiennes. Après des études de Lettres à Toulouse, elle devient professeure. Agrégée de Lettres modernes, elle enseigne et vit actuellement à Négrepelisse.

La Société des Poètes Français a décerné le Prix Jean Cocteau 2016 à “Palimpseste”.

Ginette Adamson

Ginette Adamson, professeure émérite, a enseigné les littératures francophones à Wichita State University (USA) et à l’Université de Strasbourg. Elle a été présidente et directrice générale du Conseil International d’Études Francophones, a créé et organisé pendant treize ans le colloque international
 «Continental, Latin-American and Francophone Women Writers». Ses articles portant sur les littératures haïtienne, québécoise et française, ont paru aux États-Unis, au Québec, en France et en Angleterre.

Après une carrière de professeur de littérature contemporaine et de chercheur, elle s’installe à Strasbourg en 2003 et se lance dans la peinture.

Elle expose régulièrement en France depuis 2010. Ses œuvres sont également exposées aux Etats-Unis, en Allemagne et en Belgique.

En savoir plus

http://www.editions-terredeciel.com/