Préhistomania

Mercredi 11 décembre à 18h, nous aurons la joie de retrouver Arnaud Roi, notre chouchou des livres jeunesse pour sa nouvelle création “Préhistomania, voyage animé aux origines de l’humanité”, publié aux éditions Milan. Après Animalia, Dinomania et Piratomania, Arnaud s’est attaqué à la Préhistoire. Pour livrer cette bataille, il a embarqué avec lui deux collaborateurs : Bertrand Poissonnier archéologue et Owen Davey illustrateur. Nous vous invitons à découvrir ce nouveau livre en pop-up en présence d’Arnaud Roi et Bertrand Poissonnier. Nous leur demanderons comment ils travaillent, comment s’élabore un tel livre, quel est le métier d’ingénieur-papier et Bertrand nous brossera un portrait de nos ancêtres de la Préhistoire…

Le livre

Depuis Lucy, dont le squelette, découvert en Éthiopie, a 3,2 millions d’années, jusqu’à Cro-Magnon (- 35 000 ans), dont nous descendons directement, le chemin est long et les évolutions sont considérables.
À quoi ressemblaient les hommes et les femmes préhistoriques ? Où et comment vivaient-ils ? Qu’est-ce qui différencie chaque espèce de l’espèce antérieure et qu’est-ce qui la caractérise ?
Un livre animé où l’émerveillement et le savoir se conjuguent grâce à des pop-up spectaculaires.

Auteurs : Arnaud Roi, Bertrand Poissonnier
Illustrateur : Owen Davey
Prix : 24,90 €

Arnaud Roi

Arnaud Roi habite et travaille à Caylus au sein de l’atelier Up up up.

Il est illustrateur, auteur et ingénieur papier.

Il collabore depuis plusieurs années notamment avec les éditions Milan pour les collections de livres animés : “Contes et comptines à toucher”, “Albums animés petite enfance”, “La Forêt des contes”, etc. Mais aussi pour Seuil jeunesse “Dis, pourquoi tu boudes ?”, les éditions Saltimbanque “Enfin libres !”…

Bertrand Poissonnier

Bertrand Poissonnier est archéologue professionnel à l’Inrap et membre du laboratoire Traces du CNRS à Toulouse. Spécialiste de Préhistoire, il a dirigé plus de 200 opérations archéologiques en France, en Afrique et en Guyane. Il est l’auteur de nombreux livres et articles spécialisés et intervient régulièrement dans des conférences et colloques nationaux et internationaux.

Owen Davey

Owen Davey est un jeune illustrateur britannique renommé qui vit et travaille à Leicester. Son talent exceptionnel a été plusieurs fois récompensé par des prix et il collabore notamment pour The Guardian et le New York Times. Ses albums documentaires et ses livres-coffrets sont peuplés d’animaux sauvages ou de robots imaginaires délicieusement vintage. Son vocabulaire graphique épuré mais très précis lui permet de synthétiser les formes et les textures de manière géométrique avec un sens aigu de la composition et de la couleur.

Liens

https://www.upupup3d.com/

https://www.owendavey.com/

https://inrap.academia.edu/BertrandPoissonnier

Rencontre avec Titiou Lecoq

Samedi 30 novembre à 18h30

Parce qu’il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère.

Nous avons eu un coup de cœur pour Honoré et moi. Avec verve et humour, Titiou Lecoq raconte la vie d’Honoré de Balzac qui fut aussi un looser magnifique et un personnage très attachant. Comme Titiou est un fille vraiment sympa, elle a accepté notre invitation et nous sommes ravies !

Alors, venez venez samedi 30 novembre, ce sera rudement bien !

Honoré et moi

À la suite du succès de son livre Délivrées ! Titiou Lecoq ne va pas bien. L’époque lui dicte de réussir, elle réussit. Mais pourquoi est-ce que cela ne la rend pas heureuse ?
Un jour, pour tromper la déprime, elle décide de visiter la maison d’Honoré de Balzac. Une rencontre s’opère. Une révélation également. Balzac, que Victor Hugo désignait comme « le travailleur puissant et jamais fatigué », n’est pas seulement ça. Il existe un Balzac intime, humain, fatigué, qu’on pourrait nommer le plus grand poissard de l’histoire littéraire. Et pour une société comme la nôtre, obsédée par l’idée de réussite, c’est un flamboyant contre-exemple. Alors, il devient son alter ego…

Honoré et moi par Titiou Lecoq, éditions L’iconoclaste, 256 pages, 18€

Extrait

« Il y a deux tartes à la crème concernant Balzac : il buvait trop de café et sa mère était une mégère hystérique. Cette dernière affirmation rejoint une règle plus ou moins implicite en littérature qui veut que les écrivains ont soit une enfance heureuse, soit une mère méchante. Or il se trouve que plusieurs lettres de Balzac dressent un portrait effroyable de sa mère. […] Balzac a alors 43 ans. Malgré les montagnes d’argent que lui ont rapportées ses succès littéraires, son statut de star de l’époque, son portrait dans les journaux, il faut dire les choses simplement : il est ruiné. […] Il lui faut donc un bouc-émissaire et sa mère semble toute désignée pour le rôle. Il écrit alors de longues lettres dans lesquelles il charge sa mère en racontant sa vie passée selon une nouvelle trame narrative. Quand on peut réécrire ses livres, pourquoi ne pas réécrire sa vie ? »

Titiou Lecoq

Titiou Lecoq est féministe, romancière et essayiste. Elle a notamment publié Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale (Fayard, 2017 ; Le livre de poche, 2019) et Les Morues (Au diable vauvert, 2011 ; Le livre de poche, 2013). Elle collabore à plusieurs médias, dont Slate, et anime un blog, Girls and Geeks.

« Parce qu’il était fauché, parce qu’il a couru après l’amour et l’argent, parce qu’il finissait toujours par craquer et s’acheter le beau manteau de ses rêves, parce qu’il refusait d’accepter que certains aient une vie facile et pas lui, parce que, avec la “Comédie humaine”, il a parlé de nous, j’aime passionnément Balzac”.

En savoir plus

Sa bibliographie, en vrac…

Les morues(Au diable vauvert, 2011 ; Le livre de poche, 2013)

Libérées, le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale(Fayard, 2017 ; Le livre de poche, 2019)

La théorie de la tartine (Au diable vauvert, 2015 ; Le livre de poche, 2016)

Chroniques de la débrouille (Le livre de poche 2015) (paru chez Fayard sous le titre de Sans télé, on ressent davantage le froid, 2014)

Encyclopédie de la webculture (Robert Laffont 2011)

Kata Sutra, la vérité crue sur la vie sexuelle des filles (Jacob Duvernet 2009)


Rencontre avec Cédric Le Penven

Vendredi 8 novembre à 19h

je trace des lignes invisibles dans le verger. J’imagine qu’elles accrochent les herbes humides, les troncs à chaque virage

tout un périmètre d’inquiétudes et de marmonnements où croissent des racines et chahute un crâne

je marche dehors en pleine nuit parce qu’il y a trop à faire à l’intérieur 

C’est autour de son livre Verger publié aux éditions Unes que nous avons le plaisir d’accueillir le poète Cédric Le Penven.

Un ouvrage à la lisière entre journal et poésie, qui interroge la notion du temps, qui parle de l’apaisement par la contemplation. Un livre qui est un regard posé sur les choses minuscules mais qui font le bonheur d’être au monde.

Verger est un de nos coups de cœur et nous vous invitons vivement à rencontrer celui que Joseph Ponthus considère comme “le plus grand poète français vivant” !

L’auteur

Cédric Le Penven est né en 1980. Agrégé de Lettres Modernes, il vit et enseigne dans le Sud-Ouest de la France. Spécialiste de l’œuvre poétique de Thierry Metz, il a publié une dizaine de recueils où se développe une interrogation du biographique dans le monde, entre réminiscences et voyages, quotidien et introspection.
Il a obtenu le prix Voronca en 2004 pour Elle, le givre, paru aux éditions Jacques Brémond, et le prix Yvan Goll pour son recueil Nuit de peu, paru aux éditions Tarabuste en 2016. 

Présentation de “Verger”, éditions Unes

Le verger n’est pas une métaphore, c’est un rapport au monde. Une attention constante au soin, à la forme des fruits, à la hauteur et la direction des branches. Une attention à des cycles plus vastes que l’homme. Faire croître c’est avoir conscience de l’environnement : pruniers, abricotiers, cerisiers, chaque arbre porte son caractère, sa nature. Patience, attention et gestes sûrs sont nécessaires à leur apprivoisement. Cédric Le Penven pèse les heures dans ce livre rythmé par l’écoute des branches et la récolte silencieuse de leurs fruits. Face à l’immobilité apparente de ces arbres, à leur impassibilité, on presse notre fatigue, notre porosité. Dans le fourmillement de vie, de plantes et d’insectes, on reste malgré tout des intrus, comme si notre capacité à englober toutes ces vies dans notre conscience et dans nos gestes nous en excluait.

2019, imprimé en typographie ; 80 p., 15×21 cm, 16 €


En savoir plus

https://www.editionsunes.fr/catalogue/c%C3%A9dric-le-penven/verger/

Contes en pyjama

Réservez dès à présent votre soirée du 2 novembre pour des Contes en pyjama proposés par EVATIKA à la Librairie !
Le principe : frissonner (un peu) en écoutant (beaucoup) des Contes de la forêt de Mortelune (passionnément).
L’entrée est à 8€ et 6€ si vous venez en pyjama !! 😃
Réservation sur letracteursavant[@]gmail.com ou 07 82 55 72 27. Brrrrr, on vous attend ! 😉

En savoir plus sur la conteuse :

https://evatikatisseusedecontes.net/

Rencontre avec Benjamin Fogel, vendredi 11 octobre

Dans le cadre de Polars du Sud

Polars du Sud se délocalise à Saint-Antonin-Noble-Val ! Et dans ce cadre, nous avons le plaisir d’accueillir Benjamin Fogel, auteur de “La transparence selon Irina”, aux éditions Rivages, vendredi 11 octobre à 18h30.

De quoi parle le roman ?

2058 : le monde est entré dans l’ère de la transparence. Les données personnelles de chacun sont accessibles en ligne publiquement. Il est impossible d’utiliser Internet sans s’authentifier avec sa véritable identité.

Pour préserver leur intimité, un certain nombre de gens choisissent d’évoluer sous pseudonyme dans la vie réelle.
Sur le réseau, Camille, 30 ans, vit sous l’emprise intellectuelle d’Irina Loubowsky, une essayiste controversée qui s’intéresse à l’impact de la transparence sur les comportements humains. Dans la réalité, Camille se fait appeler Dyna Rogne et cultive l’ambiguïté en fréquentant un personnage trouble appelé U.Stakov, aussi bien que Chris Karmer, un policier qui traque les opposants à Internet. Mais Karmer est assassiné.
Entre cette mort brutale et le mystère qui entoure Irina, Camille remet en question sa réalité mais reste loin de soupçonner la vérité…

Qui est Benjamin Fogel ?

Benjamin Fogel est le cofondateur des éditions Playlist Society qui publient des essais culturels sur le cinéma, la musique et la littérature.

La transparence selon Irina, qui parait chez Rivages cette année, est son premier roman.

Sa bibliographie :

  • Le renoncement d’Howard Devoto, Le mot et le reste, 2015. (Essai)
  • Swans et le dépassement de soi, Playlist Society, 2016. (Essai)
  • La transparence selon Irina, Rivages (2019)

A propos de “La Transparence selon Irina”

https://www.youtube.com/watch?v=SrCyFmyukhg

« Benjamin Fogel nous offre un roman ludique et enthousiasmant, qui convie des références et éveille de nombreuses parentés, Ayerdhal et Alain Damasio en tête. Rendez-vous en 2058. »
Caroline De Benedetti – Fondu au Noir

Les goûts littéraires de Benjamin Fogel

Rencontre avec Jacques Luzi,

Mercredi 2 octobre à 18h30 à La Cheminée (Septfonds)

Transhumanisme : l’effondrement augmenté ?

Les éditions La Lenteur, en partenariat avec l’association Jades et la librairie Le Tracteur Savant proposent une soirée sur le projet transhumaniste, ses origines et sa signification.

Jacques Luzi, animateur de la revue Ecologie & Politique, a publié au printemps dernier un essai à ce sujet, Au Rendez-vous des mortels. Il y montre que l’idéologie transhumaniste est indissociable de la catastrophe écologique en cours : le type de solutions qu’elle propose ne peut qu’aggraver cette catastrophe, car il s’agit à chaque fois de radicaliser tout ce qui pose déjà problème dans notre civilisation industrielle – la tendance à tout quantifier, à vouloir maîtriser la nature et la « gérer », à toujours inventer des technologies plus sophistiquées qui nous éloignent de la condition paysanne et terrestre. Luzi cherche dans la culture occidentale, dans les formes d’oppression anciennes et modernes, les origines de cette idéologie, qui est très présente aujourd’hui au sein des élites économiques et politiques.

La rencontre sera modérée par Matthieu Amiech (éditions La Lenteur) et sera suivie d’une auberge espagnole.

L’adresse de La Cheminée : 1 boulevard des Mourgues, 82240 Septfonds.

Extraits et citations

« Venez, s’époumone le transhumaniste dans son mégaphone médiatique, c’est moi qui vends le baume souverain, c’est moi qui détiens le fil d’Ariane conduisant hors du labyrinthe de la souffrance et de l’ennui ! Suivez-moi, je serai votre pasteur et vous serez mon troupeau, et nous cheminerons ensemble – moi dessus, vous dessous – vers les champs gras et frais de l’Age d’or ! » Peu lui importe que ceux qui ne suivent pas soient abandonnés à la désolation ou à la famine. Peu lui importe que ceux qui résistent soient soumis à la brutalité militaro-policière robotisée. Peu lui importe que, pour pérenniser l’engraissage du Dieu-argent, il faille faire de la souffrance propre à la condition humaine l’instrument de la souffrance artificiellement reconduite. « C’est là un filon indéfiniment exploitable », se réjouit-il en clignant de l’œil… (extrait de l’introduction)

La technoscience n’est pas socialement neutre. Elle ne se limite pas au rôle d’un simple moyen pouvant être utilisé à des fins concurrentes : elle s’inscrit dans l’imaginaire de la maîtrise qu’elle a contribué à façonner et dans des rapports de domination qu’elle persévère à renforcer.” (p.59)

Rencontre avec Gilles Vincent à La Caverne !

Vendredi 27 septembre à 18h30

La rencontre aura lieu dans un lieu magique orchestré par nos amis de La Caverne. Attention, le nombre de places est strictement limité.

Noir Vézère

Avec un titre comme celui-là, la rencontre ne pouvait qu’avoir lieu dans La Caverne…!

Avec ce polar édité aux éditions du Cairn, Gilles Vincent nous entraîne là où tout a commencé, dans les cavernes et les grottes. Les murs et les peintures ont encore beaucoup à révéler. Lascaux n’a pas livré tous ses mystères…

Le sujet : Il y a dix‐sept mille ans, sous une colline de Dordogne, un homme dessine une des plus belles énigmes de l’histoire humaine. En 1919, deux rescapés de la Grande Guerre vont se glisser sous terre, poser leurs yeux sur d’impressionnantes fresques plus que millénaires. De nos jours, emmurés par accident sous les roches de Lascaux, une capitaine de Gendarmerie secondée d’un préhistorien chevronné vont mettre au jour une bien ancienne et mystérieuse scène de crime…
Dans ce roman mi‐préhistorique, mi‐polar contemporain, l’auteur nous offre un voyage fascinant au cœur de toutes ces énigmes et nous conte la décision d’un homme : transcender sa condition d’humain en celle d’artiste.

“Noir Vézère”, éditions du Cairn, 168 pages, 8.50€.

L’auteur

Après 33 ans dans le Nord et onze ans à Marseille, Gilles Vincent décide, en 2003, de poser valises et stylos dans le Béarn. Depuis quinze ans, il consacre le plus dense de sa vie à l’écriture. Il est aussi animateur d’ateliers d’écriture en milieu scolaire, en prison, à l’hôpital…Les pages lues, écrites sont ses poumons, les mots, tout le sang qui l’habite… Auteur de polars connu et reconnu, il a plusieurs fois été récompensé : prix Europolar 2014 pour Djebel, prix Cezam Inter-CE 2014 pour Beso de la Muerte et prix du Mauvais Genre 2015 du Val Vert du Clain pour Trois heures avant l’aube. Dans la collection Du Noir au Sud il a déjà publié Un deux trois, sommeil ! en 2016 et Noir Vézère en 2018.

Le lieu

La Caverne est un rêve imaginé par une bande d’amis un peu fous qui ont décidé de dédié ce lieu unique à l’échange d’émotions artistiques et à l’esprit de création. Cet espace est réservé aux amis de l’art et de la culture, sur invitation.

Elle se situe route de la Madeleine, sur la commune de Penne. Pour s’y rendre, prendre la direction de Bruniquel, ne pas entrer dans le village mais franchir le pont (vous traversez donc l’Aveyron). Tout de suite après le pont, suivre la route sur la droite. Continuer sur 800 mètres, La Caverne sera sur votre gauche (et l’Aveyron sur votre droite). C’est clair ? N’oubliez pas votre petite laine, La Caverne n’est chauffée que par la chaleur humaine, ce qui est déjà beaucoup mais pas toujours suffisant…