Rencontre avec le Collectif du 9 août, vendredi 2 juin à 18h30

Le 2 juin, venez rencontrer le Collectif du 9 août !

Vendredi 2 juin à 18h30, Yohan Selponi et Bérénice Crunel, membres du Collectif du 9 août présenteront « Quand ils ont fermé l’usine », aux éditions Agone.

Une brève présentation du collectif

Le Collectif du 9 août est composé de neuf politistes et sociologues, en poste à Toulouse, Paris, Lyon, Lille et Marseille. Ils sont issus de diverses spécialités – sociologie politique, sociologie du travail, sociologie des médias, socio-histoire : Olivier Baisnée, Anne Bory, Bérénice Crunel, Éric Darras, Caroline Frau, Jérémie Nollet, Alexandra Oeser, Audrey Rouger, Yohan Selponi. Le nom du collectif est une référence à la décision de la cour d’appel de Toulouse du 9 août 2016 qui juge le licenciement économique des salariés de Molex Villemur « sans cause réelle et sérieuse » tout en précisant qu’en l’absence de situation de co-emploi la maison mère Molex Inc. ne paiera pas d’indemnités.

Le résumé du livre 

Il est 11 h 30 le 23 octobre 2008 lorsque les haut-parleurs de l’usine appellent les salariés à se rassembler. Dans la cour, les représentants syndicaux lancent avec effroi : « L’usine va fermer. » Les salariés présents cessent aussitôt le travail ; les autres apprennent la nouvelle par téléphone sur leur lieu de vacances ou dans les travées d’un supermarché. Une ouvrière parle d’un choc monstre : « On s’est tous regardés, en silence, anéantis. Quand on est sortis, les gens partaient à droite, à gauche, des cris et des larmes. On aurait dit qu’on avait assisté au crash d’un avion. » Peu après, une manifestation est organisée dans les rues de Villemur. Les commerçants baissent leur rideau en solidarité avec les salariés, le prêtre fait sonner le tocsin. Les habitants défilent avec les salariés.
Juste après l’irruption de la crise de 2008, les plans sociaux se multiplient avec une nouvelle excuse toute trouvée pour licencier et délocaliser ce qui doit rester compétitif. Ici et là, des conflits éclatent : à Continental (Clairoix), à Freescale (Toulouse), les salariés se battent pour faire payer leur licenciement le plus cher possible à leurs employeurs. Pour ceux de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn, le mot d’ordre est le refus de la fermeture et le maintien de l’emploi sur un site économiquement rentable. Leur combat a quelque chose d’improbable : par son objectif, par le choix des armes (principalement juridiques), par son succès médiatique.
Fruit d’une enquête menée durant six ans par un collectif de sociologues, de politistes et d’historiens, ce livre montre comment l’ancrage local des Molex a pu constituer une ressource pour la mobilisation et faire de cette usine d’une petite ville de Haute-Garonne un symbole de la lutte contre le capitalisme international.

 

 

Pour en savoir plus…

http://www.sciencespo-toulouse.fr/quand-ils-ont-ferme-l-usine-lutter-contre-une-delocalisation-dans-une-economie-globalisee–630361.kjsp

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/27/molex-chronologie-d-un-conflit_4391091_3234.html

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