Cédric Le Penven, poète

Dans le cadre du Printemps des Poètes, nous aurons le grand plaisir d’accueillir Cédric Le Penven, vendredi 10 mars à 18h30, pour la présentation de son dernier ouvrage « Joachim » (ed. Unes).

Poète, Cédric Le Penven est un « enfant du pays ». Dans ce recueil de poésie, il nous emmène vers La Gourgue, lieu bien connu des habitants du secteur mais ici espace de tension et de sensiblité.

La rencontre sera suivie d’une dédicace et d’un verre de l’amitié.

L’auteur

Cédric Le Penven est né en 1980. Après des études de Lettres à Toulouse et notamment une maîtrise sur l’œuvre poétique de Thierry Metz, il devient professeur. Agrégé de Lettres Modernes, il enseigne et vit actuellement dans le Sud-Ouest de la France.
Certains de ses poèmes ont paru dans les revues Poésie Première, Décharge, Arpa, Souffles, Friches, Rétroviseur, Jointure, Coup de Soleil, Lieux d’Etre, Froissart, Jardin d’Essai, Contre-Allées. Et ses recueils ont paru chez Tarabuste, Jacques Brémond, Encres Vives ou éditions Unes.

 

Le livre « Joachim »

Joachim s’ouvre en vers brefs, comme pour mesurer le franchissement de la pudeur : l’attente d’un enfant longtemps espéré, si difficile à venir. Angoisse du futur face à l’angoisse de l’enfance, face à cette possibilité ouverte devant soi d’être un père autre. Fragilité et bouleversement jusque dans les pronoms personnels qui changent et glissent d’un poème à l’autre, dans l’incertitude d’être soi face à l’enfantement. L’écriture se dépouille, délaisse obscurité et métaphores pour avancer frontalement vers le lecteur dans une quête de clarté des objets, comme si pour habiter le monde, tendre vers l’autre, il se manifestait un refus de dissimulation. A travers le lieu de La Gourgue ensuite, lieu à la fois réel et littéraire, sensible et symbolique, Le Penven développe une géographie intime, dans une tension entre la fugacité des perceptions – terres humides, lumière à travers les branches, eau fraîche du ruisseau, odeurs des bois – et l’extériorisation du souvenir par le mouvement physique et l’exténuement de l’effort physique, qui empêche la réminiscence des rancoeurs d’étouffer à l’intérieur de soi, après avoir plongé au fond de la mémoire, de sa noirceur. La Gourgue est un lieu, mais aussi un langage, l’invitation à nommer ce qui nous entoure, découvrir le nom des choses pour les identifier en nous, les reconnaître puis les transmettre. Voir le monde, le fait de se mouvoir dans le monde, comme un enfant se découvre. Un lieu, un poème, un enfant contre une colère.

Joachim, editions Unes, 19€.

Bibliographie de Cédric Le Penven

Adolescence florentine, Tarabuste, 2012
Elégies Barbares, éditions Rafaël de Surtis, 2010
Lieux de corps : lieux de mots, éditions Blanches, ouvrage collectif, 1998
Menus Travaux, éditions Tarabuste, 2009
L’Immobile serti de griffes, Encres Vives, 2008
Elle, le givre, Prix Voronca 2004, éditions Jacques Brémond, 2005
Ile de Cythère, à l’aube, Encres Vives, 2005
Orage, Prix de poésie de la ville de Béziers, éditions Editinter, 2000

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