Rencontre autour du livre “AZF/Total, responsable et coupable”

La rencontre a lieu à La Cheminée à Septfonds, vendredi 8 février à 19h

en présence d’Armand Cassé, de Serge Baggi, d’Alain Marcom et de Philippe Saunier

En partenariat avec J.A.D.E.S, nous vous proposons de découvrir l’ouvrage “AZF/Total, responsable et coupable – Histoires d’un combat collectif”, aux  éditions Syllepse.

L’entrée est libre dans la limite des places disponibles et sera suivie d’une auberge espagnole.

Le sujet du livre

L’explosion de l’usine AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, a été l’accident industriel le plus dramatique depuis l’après-guerre en France, faisant 31 morts et plus de 22000 blessés.

Ce livre a été écrit à la suite du jugement du 31 octobre 2017 de la cour d’appel de Paris qui a condamné l’entreprise et son directeur pour manquements à leurs obligations de sécurité, après seize ans de procédures et de manœuvres. Il revient sur les causes de l’explosion, expose la complète responsabilité de l’industriel et témoigne du long combat des victimes pour que cette responsabilité soit reconnue.

Ce livre est le fruit de la volonté commune de quatorze acteurs qui se sont associés pour le concevoir et le rédiger. Ces acteurs, qui n’avaient pas tous vocation à se connaître et à travailler ensemble, se sont rencontrés et rapprochés dans les salles d’audience lors des procès successifs. Ce sont des victimes de l’explosion et des sinistrés devenus militants associatifs, des représentants des salariés, des avocats de parties civiles, des syndicalistes, des chercheurs et des experts en santé/sécurité au travail. Tous ont apporté leur contribution à cet ouvrage à partir de leur expérience et de leur compétence dans leurs domaines respectifs.

Avec pour seule ambition d’éviter qu’un autre AZF ne se produise demain.

Table des matières

  • Une explosion dévastatrice pour les hommes et l’environnement
  • La vie dans l’usine, avant et après
  • L’instrumentalisation des salariés
  • L’enquête du Comité hygiène et sécurité-Conditions de travail (CHSCT) face à une opacité bien organisée
  • Des causes immédiates aux causes fondamentales
  • L’incompatibilité entre les produits : un risque négligé puis occulté
  • Fausses pistes et vraie intox
  • La plainte pour entrave à la justice, un parcours du combattant
  • L’action de l’association des sinistrés du 21 septembre
  • La prise en compte des enjeux par les organisations syndicales
  • Les parties civiles et leurs avocats dans la procédure pénale
  • Les manquements du contrôle de l’État
  • Les évolutions politiques et réglementaires depuis l’accident
  • Reconnaître les crimes industriels, un difficile apprentissage
  • Historique de l’usine et chronologie des faits

Les auteur·es

  • Annie Thébaud-Mony : Directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
  • Hubert Dandine : Élu du personnel dans l’usine voisine, la SNPE.
  • Armand Cassé : Secrétaire du comité d’établissement.
  • Christine Poupin : Secrétaire du CHSCT de l’usine Grande Paroisse (Rouen).
  • Serge Baggi : Rapporteur de la commission d’enquête du CHSCT.
  • Rémy Jean : Expert en santé et sécurité au travail.
  • Philippe Saunier : Syndicaliste chez Total.
  • Gérard Ratier : Président de l’Association des familles endeuillées.
  • Pauline Miranda : Présidente de l’Association des sinistrés du 21 septembre
  • Pascal Tailleux : Membre de la fédération CGT des industries chimiques.
  • Stella Bisseuil et Jean-Paul Teissonnière : Avocats de parties civiles.
  • Alain Marcom : Sinistré, membre de l’Association « Plus jamais ça ».
  • Marcel Croquefer : Membre du Conseil supérieur des installations classées.

L’adresse de La Cheminée

  • Association JADES – La Cheminée – 1, bd des Mourgues – 82240 Septfonds

Simone Weil ou l’expérience de la nécessité

Rencontre avec Geneviève Azam et Françoise Valon, mardi 6 juin à 19h30 au Rial (Vaour)

La librairie Le Tracteur Savant est très heureuse de s’associer avec la librairie du Café Plùm à la rencontre organisée par Vent propice autour du livre Simone Weil ou l’expérience de la nécessité paru aux éditions Le Passager Clandestin. A cette occasion, Geneviève Azam, économiste, et Françoise Valon, philosophe présenteront  leur ouvrage et la pensée de la philosophe Simone Weil.

Philosophe, militante politique et résistante, Simone Weil [1909-1943]  fut en son temps une lanceuse d’alerte. Sa pensée, sa clairvoyance, ses propositions pour réformer la société sont plus que jamais d’actualité.

Le livre

Paru aux éditions « Le passager clandestin », dans la collection des précurseurs de la décroissance, le livre de Geneviève Azam et Françoise Valon présente l’apport de Simone Weil à la pensée politique de la décroissance.

Les auteures

Geneviève Azam, économiste, est membre du conseil scientifique d’Attac. Elle a été enseignante -chercheuse à l’université Toulouse Jean-Jaurès.
Françoise Valon, philosophe, a été professeur de philosophie politique à l’université Toulouse Jean-Jaurès

Qui était Simone Weil ?

Philosophe, mais aussi militante et syndicaliste, Simone Weil n’a eu de cesse de se confronter à la réalité de la société. S’opposant à l’industrialisme qui déracine les travailleurs, elle s’est rapidement montrée très critique à l’égard du progrès technique et des rapports de domination qu’il induit. Elle a décrit le fonctionnement des usines modernes dont elle a vécu directement les effets ; elle a opéré une vive critique de la rationalisation et de la division du travail ; et elle a également dénoncé de manière visionnaire les limites des ressources naturelles, et les dégâts liés à leur exploitation.

 

Infos pratiques

Vente des livres sur place.
La soirée se clôturera par un verre de l’amitié. Vent propice se charge des boissons. Apportez un petit en-cas !
Il est conseillé de réserver !

 

Rencontre avec le Collectif du 9 août, vendredi 2 juin à 18h30

Le 2 juin, venez rencontrer le Collectif du 9 août !

Vendredi 2 juin à 18h30, Yohan Selponi et Bérénice Crunel, membres du Collectif du 9 août présenteront “Quand ils ont fermé l’usine”, aux éditions Agone.

Une brève présentation du collectif

Le Collectif du 9 août est composé de neuf politistes et sociologues, en poste à Toulouse, Paris, Lyon, Lille et Marseille. Ils sont issus de diverses spécialités – sociologie politique, sociologie du travail, sociologie des médias, socio-histoire : Olivier Baisnée, Anne Bory, Bérénice Crunel, Éric Darras, Caroline Frau, Jérémie Nollet, Alexandra Oeser, Audrey Rouger, Yohan Selponi. Le nom du collectif est une référence à la décision de la cour d’appel de Toulouse du 9 août 2016 qui juge le licenciement économique des salariés de Molex Villemur « sans cause réelle et sérieuse » tout en précisant qu’en l’absence de situation de co-emploi la maison mère Molex Inc. ne paiera pas d’indemnités.

Le résumé du livre 

Il est 11 h 30 le 23 octobre 2008 lorsque les haut-parleurs de l’usine appellent les salariés à se rassembler. Dans la cour, les représentants syndicaux lancent avec effroi : « L’usine va fermer. » Les salariés présents cessent aussitôt le travail ; les autres apprennent la nouvelle par téléphone sur leur lieu de vacances ou dans les travées d’un supermarché. Une ouvrière parle d’un choc monstre : « On s’est tous regardés, en silence, anéantis. Quand on est sortis, les gens partaient à droite, à gauche, des cris et des larmes. On aurait dit qu’on avait assisté au crash d’un avion. » Peu après, une manifestation est organisée dans les rues de Villemur. Les commerçants baissent leur rideau en solidarité avec les salariés, le prêtre fait sonner le tocsin. Les habitants défilent avec les salariés.
Juste après l’irruption de la crise de 2008, les plans sociaux se multiplient avec une nouvelle excuse toute trouvée pour licencier et délocaliser ce qui doit rester compétitif. Ici et là, des conflits éclatent : à Continental (Clairoix), à Freescale (Toulouse), les salariés se battent pour faire payer leur licenciement le plus cher possible à leurs employeurs. Pour ceux de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn, le mot d’ordre est le refus de la fermeture et le maintien de l’emploi sur un site économiquement rentable. Leur combat a quelque chose d’improbable : par son objectif, par le choix des armes (principalement juridiques), par son succès médiatique.
Fruit d’une enquête menée durant six ans par un collectif de sociologues, de politistes et d’historiens, ce livre montre comment l’ancrage local des Molex a pu constituer une ressource pour la mobilisation et faire de cette usine d’une petite ville de Haute-Garonne un symbole de la lutte contre le capitalisme international.

 

 

Pour en savoir plus…

http://www.sciencespo-toulouse.fr/quand-ils-ont-ferme-l-usine-lutter-contre-une-delocalisation-dans-une-economie-globalisee–630361.kjsp

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/27/molex-chronologie-d-un-conflit_4391091_3234.html