Coups de Tracteur Littérature

“Nulle autre voix” de Maïssa bey, ed. de l’Aube

“L’île” de Sigridur Hagalin Björnsdottir, ed. Gaïa

Du jour au lendemain, plus de communication sur l’Islande, ni avec le reste du monde. Le monde extérieur existe t-il encore ? L’Islande devient “l’île”, un bout de terre qui se replie sur elle-même et où tout se met en place pour se transformer en en une nasse effrayante.

Une dystopie rondement menée, un livre que vous ne lâcherez pas, avec une réflexion philosophico-politique passionnante.

On vous le recommande !

 

 

“Le lambeau” de Philippe Lançon, ed. Gallimard

 

Pas de nombrilisme, ni d’apitoiement sur soi-même. Une grande finesse d’analyse. On ne veut pas refermer le livre car on a l’impression de quitter un ami. Un bijou d’écriture.

 

 

 

 

 

 

“Candyland” de Jax Miller, Éditions J’ai Lu

 

Profitez de la sortie en poche de “Candyland”, un très bon polar à tiroirs, à l’ambiance lourde et originale, où passé et présent se répondent. Un roman policier (et bien plus) que l’on vous recommande!

 

 

 

 

 

 

“L’été circulaire” de Marion Brunet, ed. Albin Michel

“Hôtel du Grand Cerf” de Franz Bartelt, ed. du Seuil

 

“C’est parce que tu ne t’intéresses pas aux gens qui te parlent. Tu n’as pas envie de les connaître dans leur nudité. En cautionnant les fables qu’ils te racontent, tu sauvegardes les fables que tu te racontes toi-même sur ton propre compte. Je te donne raison, bien sûr. Sans illusions, la vie serait insupportable…”

Quelle gourmandise que ce polar drôle et grinçant ! Certaines scènes resteront dans vos rétines ! Écrit dans un style impeccable, avec un scénario bien ficelé et des personnages auxquels on s’attache, tel l’inspecteur Vertigo Kulbertus qui s’est fait de l’obésité une spécialité…

 

 

 

 

 

“Le bal mécanique” de Yannick Grannec, ed. Pocket

“Glaise” de Franck Bouysse, ed. La manufacture de livres

 

Créant une ambiance pesante, Franck Bouysse, nous entraîne dans une cette chronique de la vie rurale, pleine de rage et de beauté, loin des champs de bataille mais bousculée par la guerre. Tensions, secrets de famille, nature amie ou hostile, personnages détestables ou qui grandissent, il y a tout ceci et bien plus encore dans ce roman de Franck Bouysse.
De plus, il a été lauréat du super Prix Libr’à Nous 😉 dans la catégorie littérature francophone, c’est bon signe, non ? 😃

 

 

 

 

“Piégée” de l’auteure islandaise Lilja Sigurdardóttir, Editions Points

 

Ce polar islandais au rythme soutenu, avec une héroïne de tempérament donne diablement envie de lire la suite !

 

 

 

 

 

 

“Chanson de la ville silencieuse” par Olivier Adam, Ed. Flammarion

 

Un livre qui se boit comme une tasse de thé, qui semble léger mais qui est tannique, bref, un livre qu’on a savouré !! 😍

 

 

 

 

 

 

“Illusion tragique” de Gilda Piersanti, ed. Le Passage

 

“Car l’enfance qui continue d’agir sous le manteau dicte nos mouvements bien plus souvent que nous n’en avons conscience…” 
L’origine de la perversité des personnages trouve t-elle sa source dans l’enfance menacée ?
En commençant la lecture de ce roman noir, il faut courir le risque de ne plus pouvoir le refermer avant de l’avoir terminé… Préparez-vous à perdre vos repères !
Original, une belle écriture qui tient en haleine jusqu’à la dernière page…un vrai coup de !

 

 

 

Léonor de RECONDO : “Point cardinal”, ed. Sabine Wespieser

 

Laurent, Mathilda , Lauren… Thème du transgrenre abordé avec délicatesse grâce à l’écriture juste et toujours pleine de sensibilité de Léonor de Recondo.
Un regard bienveillant et qui va bien plus loin que la description de la transformation d’un homme : ” Doit-on être ce que voient les autres, être tel qu’on nous a aimé ? “
Un coup de cœur, une lecture émouvante, un bel exemple de tolérance.

 

 

188 mètres sous Berlin de Magdalena Parys, ed. Agullo

 

Berlin, 1998. Klaus Kreifeld reçoit la visite d’un certain Foerster, accompagné de son garde du corps. Peu après, il est assassiné. Vingt ans auparavant, en 1981, Klaus avait été chargé de diriger la construction d’un tunnel de 188 mètres de long entre Berlin Ouest et Berlin Est. L’objectif officiel de l’opération était d’organiser l’évasion d’un haut fonctionnaire communiste, le trouble Franz. Peter, un des membres de l’équipe ayant participé à la mise en œuvre de cette entreprise périlleuse, décide de mener l’enquête pour découvrir le meurtrier de son ami. Persuadé que la mort de Klaus est liée au tunnel, il retrouve ses camarades de l’époque et recueille leurs témoignages pour tenter de faire toute la lumière sur cette étrange aventure souterraine…
Complexe et dense, 188 mètres sous Berlin est un premier roman de Magdalena Parys publié par les superbes Agullo Editions qui font régulièrement des choix éditoriaux originaux. Ce roman nous en apprend beaucoup sur l’ambiance des sombres années du mur de Berlin…

“Rupture” de Maryline Desbiolles, ed. Flammarion

 

« Il venait d’une ville noire, pas autant que cette nuit de désastre mais bien sombre tout de même, il venait d’une ville noire, les pêchers, il avait trouvé ça très beau. »
D’une écriture poétique et envoûtante, Maryline Desbiolles entraîne le lecteur dans le rythme d’une vie. Cette vie, c’est celle de François, tantôt subjugué par la beauté des paysages qu’il découvre, tantôt anesthésié par le travail harassant ou la douleur…
Résumé : Embauché sur le chantier du barrage de Malpasset, près de Fréjus – qui va « changer la vie des gens » –, François quitte Ugine, la ville-usine, et son enfance silencieuse. Il découvre avec émerveillement la vallée rose, les bains de mer, la photo, les conversations politiques des camarades ouvriers. Et il tombe amoureux de Louise Cassagne, la fille d’un producteur de pêches. « Pas une fille pour toi », lui dit-on. Pourtant c’est elle qui lui donne le monde, et François croit en ce cadeau autant qu’en la solidité du barrage.
Maryline Desbiolles, “Rupture”, ed. Flammarion, un beau roman à découvrir ! 📖

 

 

 

L’écrivaine argentine Sara Rosenberg

Une rencontre à Vent Propice le 24/11 à 19h30

L’écrivaine argentine, Sara Rosenberg, a ouvert il y a 5 ans les rencontres de Vent propice au Rial (Vaour). Elle sera de retour vendredi 24 novembre à 19H30. C’est avec grand plaisir que nous sommes partenaires de cette rencontre autour de « Contre jour », son dernier roman traduit en français par Belinda Corbacho aux éditions de La Contre-Allée.

Cette rencontre est organisée aussi en collaboration avec le festival Lettres du Monde à Bordeaux.

L’auteure 

Dans sa vie et dans son oeuvre, Sara Rosenberg, née à Tucumán (Argentine), en 1954, interroge le pouvoir de la littérature et de l’art face à la violence du capitalisme. Étudiante et militante politique dans les années 70, elle a été arrêtée et emprisonnée durant 3 ans alors qu’elle avait à peine 20 ans. Elle vit aujourd’hui à Madrid.

Le livre

« Contre jour » Editions La Contre-Allée 2017.
Derrière les apparences, se cache souvent une autre réalité non perceptible à première vue, et c’est à contre-jour seulement et en résistant à toutes sortes d’obstacles que l’on parvient à y accéder. Dans ce dernier roman Sara Rosenberg met en scène plusieurs personnages en prise avec les subterfuges déployés par les responsables ou les complices de la dictature argentine des années soixante dix.

 

Sur le plan pratique

Vente des livres sur place.
Nous terminerons la soirée par un verre de l’amitié. Vent propice se charge des boissons. Apportez un petit en-cas !
Il est préférable de réserver
par courriel : ventpropice.fr@gmail.com
ou par téléphone   05 63 49 91 03 ,    06 80 98 98 87