Apéro-dédicace avec André Laban

Vendredi 18 mai à 19h30

Venez rencontrer André Laban vendredi 18 mai à 18h30 pour un apéro-dédicace concernant la réédition de ses livres “La Passion du bleu” et “Des lames de fond au fond de l’âme”, ed. Maecene Arts. Nous vous attendons nombreux !

André LABAN est un pionnier de l’équipe COUSTEAU, il est aujourd’hui un peintre sous-marin de renommée internationale.

Un passionné du bleu

Né à Marseille en 1928, André Laban a embarqué en 1952 à bord de la Calypso en tant qu’ingénieur chimiste. Il a travaillé durant plus de 20 ans avec Jacques-Yves COUSTEAU. En 1953, il étudia la fabrication d’un caisson pour contenir une caméra de télévision pour l’émission “En direct du fond des mers”.

En 1956, c’est la sortie en salle du “Monde du silence”, film réalisé avec les caméras dessinées et fabriquées par André LABAN, Claude STRADA et Armand DAVSO. Le film reçoit la Palme d’or au Festival de Cannes et en 1957, aux États-Unis,  il remporte l’Oscar du meilleur film documentaire. De 1956 à 1966, André Laban a été Directeur de l’Office français de recherches sous-marines, d’où provient, par exemple la soucoupe plongeante SP-350 Denise qu’il pilota. il s’est ensuite lancé dans le tournage des films de la série Odyssée de l’équipe COUSTEAU.

En octobre 1965, André Laban a passé trois semaines à 100 mètres de profondeur dans l’Expérience Précontinent 3 au Cap Ferrat. Six hommes y subissent la pression qu’exige cette expérience scientifique menée par l’équipe COUSTEAU. Première mondiale, aventure comparable par sa hardiesse aux vols habités dans l’espace, elle reste pour André LABAN le moment fort de sa vie de technicien des profondeurs.

Chef de cette mission, il jouait dans la maison sous-marine un rôle aux multiples facettes, à la fois scientifique et humain. Ayant effectué des plongées hors de l’habitacle, André LABAN a éprouvé le besoin de retranscrire ce que l’œil humain percevait. C’est ainsi qu’il se mit à peindre ses tableaux sous l’eau en 1966. Il a commencé ses séances entre 15 et 25 m de fond.

 

 

source : Maecene Arts

 

Rencontre avec Azouz Begag

Jeudi 31 mai à 19h au Bazart

Auteur prolifique, Azouz Begag écrit aussi bien pour les adultes, la jeunesse et la communauté scientifique. Il rencontre le succès littéraire avec son premier roman Le gone du Chaâba qui raconte avec verve son enfance à Villeurbanne.

Azouz Begag est aussi chercheur au CNRS. Il a également exercé la fonction de ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances.
Jeudi 31 mai, il vient à St Antonin pour nous parler de son nouveau livre “Mémoires au soleil” publié aux éditions du Seuil. Cela sera l’occasion d’évoquer son parcours personnel et les sujets qui lui tiennent à cœur comme son attachement à une société multiculturelle où chaque identité pourrait trouver sa place.

Pour cette occasion, Bazart nous accueille (13, rue Saint-Angel) au 1er étage et la rencontre se prolongera, pour ceux qui le souhaitent, autour d’une auberge espagnole. Apportez un frichti à partager ! L’association BaZart assurera la vente de boissons sur place.

Mémoires au soleil

Le vieux s’est échappé, une fois de plus. Il marche au bord de l’autoroute, hagard et obstiné, prétendant arriver à Marseille et de là prendre le bateau qui l’attend pour rentrer dans son pays. Mais si ses fugues à répétition mettent la famille en émoi – son fils surtout, Azouz, qui se sent vaguement coupable de les avoir provoquées – elles se terminent en général dans un café de Lyon, entre les parties de dominos, le thé à la menthe et les disputes qui entretiennent l’amitié.

Bouzid Begag, ancien travailleur du bâtiment, n’a plus toute sa tête. Il a contracté la maladie d’Ali Zaïmeur, disent ses copains du Café du Soleil. Une maladie « qui mange les souvenirs des gens, déjà qu’on n’en avait pas beaucoup ».

Mémoires au soleil est un récit intime autour de la filiation et de la mémoire franco-algérienne. En hommage au père déclinant, Azouz Begag dévoile dans ce livre un nouveau pan de cette vérité intime qu’il avait commencé à révéler dans Le gone du Chaâba.

Mémoires au soleil, éditions du Seuil, 192 pages, 17€, paru le 01/03/18.

Azouz Begag

Azouz Begag, écrivain né à Lyon, chercheur en sociologie urbaine au CNRS, a été ministre de la Promotion de l’égalité des chances de 2005 à 2007. Il est l’auteur d’une cinquantaine de romans et d’essais, parmi lesquels Le Gone du Chaâba (1986), Un mouton dans la baignoire (2007), La voix de son maître (2017) et La Faute aux Autres (2017).

Extraits

« Ce jour-là, une envie de vengeance m’avait gagné. Je rêvais de voir plus tard mon nom de famille en haut de l’affiche pour sortir mon père de l’anonymat, de l’indigénat, et lui rendre sa dignité d’homme libre. La langue française allait devenir l’instrument de ma revanche contre son analphabétisme. Dans cet objectif, j’ai lu des années durant tous les livres qui passaient dans mes mains, me forçant à comprendre les choses complexes, un dictionnaire toujours à portée des yeux, jusqu’à devenir obsédé par l’accord des compléments d’objet direct dont j’avais fait ma spécialité. Certains faisaient des mots croisés pendant leurs loisirs, moi je traquais dans les phrases, les paragraphes et les pages des livres les fautes d’accord du C.O.D.! »

« Pour lui qui vit depuis toujours au jour le jour, ne pas avoir de racines l’indifférait royalement. Il m’a d’ailleurs dit : “Tu t’emmerdes pour rien, frangin, moins on a des racines et moins on risque de se prendre les pieds dedans !”»

Dans la presse

http://next.liberation.fr/livres/2018/05/11/azouz-begag-plein-soleil_1649449

http://www.europe1.fr/emissions/hondelatte-raconte/hondelatte-raconte-azouz-begag-une-histoire-francaise-01032018-3588134

https://www.rtbf.be/tv/article/detail_livres-a-domicile-avec-azouz-begag?id=9898510

En résumé